je vais vous parler d'une maladie, que peux considère comme la sorte mais plus comme un appel ... la scarification ou l'auto mutilation ...
lorsque l'on souffre à supplier la mort mais qu'elle ne viens pas, on essaye de la provoquer, mais notre geste et trop doux pour nous tuer ... et l'on se rend compte que cela fait du bien... cette sensation si douce, si chaude, de notre sang coulant sur nos mains, nos bras, nous soulage le temps d'une ronde éphémère ... mais bizarement, on ne ressent aucune douleur physique, pas de sensation de se couper, juste un soulagement ... au fond de nous, où l'on souffre le plus ... la pression diminue ... on se sent moins triste ....
passe les jours, ça cicatrise, mais les piquements que cela provoque nous font du bien, car se faire mal à la chair n'est rien comparé à ce que l'on a au fond de nous, qui nous torture et nous brule petit à petit ... alors on recommence, on varie les outils : ciseaux, couteau, cuter, rasoir .... puis on y prend goût, ainsi, on allonge notre "sursis" sur terre ... mais sans le savoir, ce que l'on prend pour un paliatif à la souffrance est une addiction ... une drogue. Pourtant, on ingère rien, on ne sniffe pas, on ne fume pas, mais on est des drogués de la souffrance ...
on est nombreux, plus que vous ne pensez, mais c'est si facile de tout cacher, "mon chat m'a griffé" ou " je suis tombée dans les ronces" ... et c'est bon, vous oubliez ce que vous venez de voir, nous laissant dans notre gouffre ... manque de curiosité ou ignorance volontaire ? je ne sais pas ...
en tout cas, plus on se "tatoue" au couteau, plus il est dur d'areter ... pendant 3 ans je me suis scarifiée les poignets, après un passage chez la psy et à l'hosto, j'ai arreté.... mais voila, meme si j'ai areté depuis 3 ans, l'envie me guette à chaque moments durs ... pourtant, ca paraissait si facile de ce soulager !!! mais non, je ne doit pas ... et ces sillons blancs sur mes poignets me rappelle ce que j'ai fait subir a mon corps, ce que j'ai enduré et dont je ne suis pas morte .... car c'est vrai, je me sens plus forte, surtout grace à l'aide de mes amis, mon copain ... mais je fait attention car mon pire ennemi c'est moi meme ....
si un proche ou un(e) ami(e) s'auto mutille, essayez de savoir pourquoi, soutenez le mais ne lui jetez pas la pierre en disant qu'il est fou, que ca sert a rien .... pour lui, c'est sa morphine à sa torture interieur ... alors aidez le à trouver une autre moins néfaste .....
*kurai*
PS : envie de remonter ce texte qui date un peu ;)